Château de la Halette (mairie)

17 01 2013
Mairie de Forges-les-Bains

Le château à un étage, construit en 1865 par madame Labarth, comporte un avant-corps central surmonté d’un fronton triangulaire brisé et deux ailes à deux travées. Les combles sont percés de lucarnes à fronton cintré. A l’intérieur, les peintures des salons sont du peintre Louis Esnault. Dans le parc  à l’anglaise se trouvaient des remises sous un grand rocher formant terrasse et de grandes écuries installées dans un pavillon en brique. A gauche de la grille d’honneur, se trouvait un élégant pavillon grec en mosaïque et en stuc. Mais madame Labarth n’eut pas le temps d’habiter dans son manoir. Lors de la guerre de 1870, les lanciers de l’armée prussienne, les Uhlans, s’installent dans la propriété.

Après la guerre finie, Madame Labarth refusa  de revenir dans cette demeure où avaient dormi les ennemis de la France. Elle se retire dans le pavillon du jardinier et vend ultérieurement son château qui change de mains plusieurs fois, avant d’être racheté par la commune en 1984 pour en faire la mairie.

À l’intérieur, tableau du 17e siècle de l’école vénitienne : « Rencontre de Salomon et de la Reine de Saba ». L’œuvre représente l’arrivée de la Reine de Saba à Jérusalem et les somptueux cadeaux qu’elle apporte au Roi Salomon.





Dalle Funéraire

17 01 2013

Pierre tumulaire d’Alexandre de Baillon, chevalier, conseiller du roi, seigneur de Forges et de Bajolet de 1624 jusqu’à sa mort, survenue le 27 décembre 1643.

« Son effigie le représente en armure avec col rabattu sur le gorgerin, chaussé de bottes molles à revers, l’épée au côté. Il porte une longue perruque, a la moustache, la barbe pointue au menton…[]

Au dessus de l’effigie, un écusson à tête de léopard, avec trois annelets enlacés, (armes de la famille de Baillon), pour timbre ( casque, ornement placé au-dessus des armoiries pour indiquer la qualité de celui qui le porte) : un heaume à grands lambrequins flottants, tournés à dextre. » ( description de l’abbé Lebeuf au 18e s.).





Château, propriété privée visible de l’extérieur

17 01 2013

Un château existe à Forges dès le 13e s.. Il est rebâti au 17e s., probablement par la famille de Baillon, et totalement transformé par Edme Mathurin Le Jariel, écuyer du roi, seigneur de Forges de 1717 à 1729. Le domaine de Forges reste dans la famille Le Jariel jusqu’en1810. En 1819, le château est acheté par Pierre Antoine Robert de Saint-Vincent. Ses descendants en sont toujours propriétaires.

L’édifice à un étage, de style classique, se compose d’un corps central, surmonté d’un attique couronné d’un fronton triangulaire, et de deux pavillons avec combles à la française, percés de lucarnes, qui flanquent ce corps central.

La grille d’entrée, faisant suite à  un ahah (ouverture pratiquée dans un mur de cloture pour prolonger une perspective ; il est souvent doublé par un fossé) , est également du 18e s., et est inscrite à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1963.





Eglise Notre-Dame de l’Assomption de la Vierge, 12e-15e siècles

17 01 2013
Clocher de Forges-les-Bains

L’église fut donnée à l’abbaye clunisienne Sainte-Marie de Longpont, en 1110, par Tévin de Forges. L’édification de l’église actuelle peut être fixée vers 1151.

Endommagée pendant la Guerre de Cent Ans, elle est reconstruite en grande partie à la fin du 15e s.

En 1861, de nouveau délabré, l’édifice doit être restauré et consolidé. Il faut refaire la voûte qui menace de s’effondrer, ainsi que le clocher, réparer le chevet, la charpente et la toiture, et changer les vitraux. En 1878, c’est la cloche qui est refondue.

Le chœur ogival, datant du 13e siècle, est légèrement désaxé par rapport à la nef et présente un chevet plat percé de trois étroites baies en plein cintre, vestige du style roman. La nef de cinq travées, voûtée en anse de panier s’ouvre, au sud, sur un unique collatéral, par de grandes arcades en arc brisé qui reposent sur de belles colonnes octogonales. Le collatéral est flanqué de cinq chapelles en épis, voûtées d’ogives.

L’entrée se fait au sud par une porte en  plis de serviette,  protégée par un porche « caquetoire ». Le portail, de style flamboyant du 15e siècle, présente une archivolte en anse de panier, surmontée d’un arc en accolade sommé d’un fleuron et orné de rinceaux, d’un rat et d’un lion dont la tête a été martelée. Deux pinacles ouvragés l’encadrent.

(Il est possible que Michel Rat, seigneur de Forges de 1482 jusqu’au début du 16e s., ait participé à la reconstruction de l’église après les destructions dues à la guerre de Cent Ans.)

Le clocher, de plan carré,buté par des contreforts d’angle disposés en équerre, il est couvert d’un toit en bâtière. Il s’étage sur quatre niveaux percés de baies à l’arc à peine brisé, une baie pour les deux premiers niveaux,  deux baies pour le troisième et trois pour le quatrième.

Cloche bénite en 1877.

A l’intérieur de l’église 

L’autel et le retable de la chapelle de la Vierge du 18e siècle ont été restaurés et classés.

Le chemin de croix offert par l’impératrice Eugénie.

 Litre funéraire

Les armes peintes sont celles de la famille de Lamoignon.

La litre funéraire est une bande noire qu’on tend, ou qu’on peint, au-dedans ou au-dehors d’une église, lors des obsèques d’un seigneur, et qui porte ses armoiries. Cet hommage est un privilège des seigneurs haut-justiciers. Les seigneurs de Forges rendent la moyenne et la basse justice, mais la haute justice relève des seigneurs de Courson.

Jean-Baptiste Le Jariel, seigneur de Forges de 1694 à 1717, achète en août 1700, les droits honorifiques et de prééminence pour lui et ses héritiers dans l’étendue de la seigneurie de Forges. A son décès, sa litre est peinte dans l’église de Forges.

Monsieur de Lamoignon, seigneur de Courson, intente un procès à la veuve, refusant d’abandonner ce privilège de seigneur haut-justicier, et fait remplacer, dans l’église de Forges, la litre funéraire des Le Jariel par la sienne, dont il subsiste deux exemplaires.

Bénitier

La vasque, en marbre veiné, vert, rouge et blanc, a la forme d’une grande coquille de tridacne ; elle est supportée par une colonne à volutes rentrantes, reposant sur une base de forme carrée. Son marbre, identique à celui des cheminées de la demeure seigneuriale, permet de penser qu’il a été offert par la famille Le Jariel lors de la transformation de son château, dans la première moitié du 18e s.

Un petit bénitier, en grès, encastré dans la paroi sud du collatéral, est orné d’un blason de marbre blanc, portant à la fois les armes des Le Musnier, seigneurs de Forges de 1662 à 1677, et des Le Jariel, propriétaires de la seigneurie de 1677 à 1810.








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