Toponymie et Historique

17 01 2013

TOPONYMIE

Du toponyme de l’ancien français « fabrica », désignant des installations postérieures aux Romains. Fabrica est un dérivé du latin faber signifiant ouvrier travaillant le fer, d’où forges.

Le droit d’accoler le nom des Bains a été accordé par Napoléon III en 1861.

Forges-les-Bains

HISTORIQUE

Au Moyen Âge

Forges est occupé dès l’époque gallo-romaine.

Un seigneur est mentionné en 1090, Tévin de Forges. En 1110, il fait don de l’église de Forges à l’abbaye de Longpont. Le prieuré et Tévin se partagent les frais de construction d’un moulin et d’aménagement d’un étang piscicole, ainsi que leurs bénéfices. En 1140, le prieur obtient le droit de créer une foire le jour de l’Assomption. La paroisse est érigée en 1151. Les descendants de Tévin conservent la seigneurie de Forges jusqu’au 14e s.

 Au 16e s., c’est la famille de Baillon qui possède ces terres, puis les Le Jarriel de 1677 à 1810, enfin la famille de Saint-Vincent, toujours propriétaire du château.

Au 19e siècle

Forges connut son heure de gloire à la fin du 19e s. et au début du 20e, grâce au thermalisme. Les propriétés des sources étaient connues dès le 17e s., mais ce n’est qu’en 1838 qu’un premier établissement thermal est créé, où l’on soigne les scrofuleux. Un deuxième ouvre ses portes en 1841. On y utilise les traitements hydrothérapiques et les bains. En 1859, s’ouvre un hôpital, succursale de l’hôpital des Enfants Malades, accueillant des enfants scrofuleux. L’hôpital s’agrandit en 1880, puis en1882, on y ajoute un orphelinat pour les garçons de 7 à 16 ans.

En 1890, le premier établissement thermal ferme et se reconvertit. Il exploite dès lors pour la boisson les eaux minérales de Forges. Les bouteilles sont vendues dans la région parisienne. La Société Fermière des eaux de Forges-les-Bains vivote jusqu’en 1939 et ferme en 1940. Quant à la succursale de mise en bouteille des eaux d’Ardillières, elle cesse son activité en 1909, l’ingénieur responsable ayant été tué par le train de l’ Arpajonnais. Une conserverie de tomates occupe alors les locaux, remplacée en 1932,  par la Société Agricole des Fermiers Réunis, qui ramasse le lait dans un rayon de 80 à 90 km. Le lait et les yaourts sont écoulés dans toute la région. En 1967, l’usine ferme et est remplacée par la société Neyrac Films.

Après la guerre de 1939/1945, l’hôpital est affecté aux enfants convalescents traités dans les hôpitaux parisiens.

L’agriculture demeure l’activité essentielle des Forgeois jusqu’aux années 60. Actuellement, il ne reste pratiquement plus de fermes, certaines s’étant reconverties dans la vente de fleurs.

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Lavoir et Fontaine Bourbon

17 01 2013
Fontaine de Fontenay-lès-Briis

Le 15 novembre 1846, M. Hailig, seigneur de Fontenay, donne à perpétuité à la commune, l’usage de la source de la fontaine Bourbon et du lavoir. Cette fontaine fournissait l’eau potable aux habitants de Fontenay, qui avaient  l’autorisation d’y laver leur linge. En 1878, le nouveau propriétaire du château conteste les droits de la commune sur le lavoir. Un jugement du tribunal de paix de Limours lui donne raison et la commune devra attendre 1939 pour le racheter.

Ce lavoir, bâti au début du 19e siècle, présente la forme d’un atrium avec une toiture inclinée vers le bassin central pour recueillir les eaux de pluie. Le toit en tuiles, construit en 1863, repose sur une charpente en bois soutenue par des piliers métalliques. Un mur en pierre élevé en 1871, protégeait  les laveuses des vents du nord.

Le lavoir a conservé sa poutre pour égoutter le linge. Un rocher porte une inscription datant de la construction du lavoir : « je me plais à vous servir ».





Parc des Thermes

17 01 2013
Chateau de Forges-les-Bains

Les premiers établissements thermaux de Forges se sont installés, en 1838, dans ce parc en raison de la présence d’une pièce d’eau et de sources. Le bassin est entièrement dallé car au début les traitements balnéothérapiques y étaient donnés aux malades avant la construction de piscines intérieures.





Château de Pivot, propriété privée

17 01 2013

Le château a pour origine un pavillon de chasse du 16e s., entouré de fossés, dits canaux, alimentés par de nombreuses sources. Le domaine est vendu, en 1775, à la comtesse de Brionne, propriétaire du comté de Limours. Son fils, le prince de Lambesc vendra Pivot en 1817. Dans les années 1830 à 1850, un nouveau  château est construit à l’emplacement de l’ancien manoir, et les douves sont comblées. Agrandi au cours des siècles, il fut acquis par César Trépagne, maire de Forges de 1859 à 1881.

Cette maison se compose d’un corps central surmonté d’un clocheton, flanqué au sud d’un pavillon carré avec toit à la Mansart, percé de lucarnes et au nord d’une aile basse, couverte en terrasse.

Au milieu du 19e s., le paysagiste Varé aménage le parc de 17 ha « avec hautes futaies, perspectives étudiées, canaux et étangs ». Des canaux sont creusés pour récupérer l’eau des sources sur une longueur de 1200 m pour 10 m de largeur et 3 à 4 m de profondeur. Un lavoir y est installé.





Lavoir d’Ardillières

17 01 2013
Lavoir de Forges-les-Bains

De forme rectangulaire, ce lavoir est totalement couvert par un toit à quatre pentes, en tuiles, soutenu par des piliers et une charpente en chêne. La cuve enterrée est entourée de dalles en grès sur laquelle est lavé le linge. Il est alimenté par une source au débit permanent.

Le lavoir a été restauré en 1985.





Maison Tolstoï

17 01 2013

Le 16 octobre 1852, le comte Serge Dimitrievitch Tolstoy, conseiller d’Etat et colonel en retraite de la garde impériale russe s’installe avec son épouse dans la maison basse qui jouxte le chemin de la Fontaine au Curé. Le 20 décembre 1853, la comtesse achète ce que nous appelons la maison russe, sur la place de l’église et le 1er novembre 1854, la maison située derrière l’église. On ne connaît pas la véritable raison pour laquelle le comte de Tolstoy est venu s’installer à Forges. En revanche, nous savons qu’il était un cousin éloigné de l’écrivain Léon Tolstoï (1828-1910), auteur du roman Guerre et Paix, et du poète Alexis Tolstoï (1883-1945), auteur du roman historique Ivan le Terrible.





Ecole communale

17 01 2013

Un maître d’école est mentionné à Forges dès 1708. Vers 1850, il existe deux écoles : celle des garçons, laïque, aménagée par la commune en 1834, et celle des filles, propriété de mademoiselle de Saint-Vincent, tenue par des religieuses.

En 1889, le conseil municipal décide l’étude d’un projet de construction. Mais ce n’est qu’en 1895 qu’un terrain convenable est trouvé. Le groupe scolaire dessiné par l’architecte Vasseur ouvre en octobre 1899. Il comprend deux classes uniques pouvant contenir chacune 72 enfants, une pour les filles, et une pour les garçons, séparées par un pavillon central divisé en deux parties égales où logent les instituteurs.








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