Toponymie et Historique

17 01 2013

TOPONYMIE

La commune a changé de nom à plusieurs reprises : d’abord Launay-Courson, puis à partir de 1670 Courson-Launay et enfin, par décret du président de la République du 13 novembre 1882, Courson-Monteloup.

Un peu de toponymie : Courson vient de Corcy du nom d’homme latin Curtius suivi du suffixe onem.

Monteloup : vient de mons montis en latin élévation de terrain (pas forcément une montagne) et de loup soit le mont au loup.

HISTORIQUE

Moyen Âge et Renaissance

Les divers hameaux qui composent la commune, formaient au Moyen Âge plusieurs fiefs et seigneuries distinctes : Cincehours, Monteloup, Launay-Courson dont le siège était au lieu dit La Gloriette.

Au milieu du 15e siècle, Cincehours ou cinq sols, dépendait du fief de Monteloup. En 1542, Gilles Lemaitre, brillant avocat général puis premier président au Parlement de Paris, en fait l’acquisition. Vers 1550, il fait bâtir un château à l’emplacement d’un ancien château fort, château qui sera  modernisé en 1650 et en 1822. A cette époque, Monteloup-Cincehours dépendait de la paroisse de Briis. Gilles Lemaitre demande au cardinal de Paris l’autorisation de construire une chapelle près de son château « en raison de l’éloignement de l’église paroissiale de Briis et des grandes inondations de l’hiver et pour le soulagement des habitants de Cincehours et de Monteloup ». En 1542, le cardinal accède à cette requête mais à la condition que n’y seront célébrées que des messes basses sur un autel portatif.

Le 11 juin 1543, Charles Boucher d’Orsay, évêque de Mégare in partibus et abbé commandataire de l’abbaye de Saint-Magloire de Paris,  consacre la chapelle sous l’invocation de Saint-Claude et de la Sainte Vierge. Pourtant cela ne suffit pas à Gilles Lemaitre qui réclame au cardinal de Paris la création d’une paroisse à Cincehours et la permission d’ériger la dite chapelle en église paroissiale. Autorisation accordée le 15 mai 1554, ce qui permet d’avoir un prêtre dans le village et de célébrer les baptêmes, mariages et enterrements, quelle que soit la saison. Ceci occasionne une perte financière pour le curé de Briis ; un accord est donc passé avec Gilles Lemaitre qui devra verser à ce  curé  100 sols chaque année.

Gilles Lemaitre ne s’en tient pas là et demande au cardinal  le droit de créer un cimetière dans sa nouvelle paroisse, cimetière que le cardinal viendra bénir le 15 avril 1561 (Gilles Lemaitre était un homme très influent).

Au 17e siècle

Un de ses descendants vend le domaine, en 1639, à François de Tronchay qui un an après y adjoint la terre de Launay-Courson. En 1655, ces terres sont achetées par Balthazar de Fargues, responsable de l’approvisionnement de la place forte de Hesdin, enrichi par ses malversations. En 1665, poursuivi pour ses méfaits, il est exécuté, et ses biens confisqués. En 1667, Louis XIV fait don de la terre de Courson à Guillaume Lamoignon, Premier Président, et par lettres patentes de 1670, l’érige en comté-pairie de Launay-Courson, du nom du petit fief déjà possédé par la famille des Lamoignon au milieu du 16e siècle.

Du 18e siècle à nos jours

En 1775, ses descendants vendent le domaine, à Dupleix de Bacquencourt, qui est guillotiné sous la Terreur. Sa fille épouse le comte de Montesquiou-Fezensac, et a pour gendre le général Arrighi de Casanova, duc de Padoue. Depuis cette époque, le domaine est resté dans la famille Casanova de Padoue.

Aujourd’hui, Courson-Monteloup n’a plus ni église, ni paroisse et dépend de celle de Vaugrigneuse.





Vieille maison au lieu-dit Le Couvent

17 01 2013

Le nom de Couvent pour un lieu-dit signifie en général qu’il y a eu un couvent à cet endroit ou indique, parfois, l’appartenance d’une ferme à un établissement religieux sans qu’il y ait eu d’implantation conventuelle. Les documents d’archives ne font pas mention de la présence d’un couvent à Monteloup,

Ces bâtiments sont anciens car ils figurent sur des plans du 18e siècle.

Cette habitation fut le seul commerce, un café-épicerie, qu’ait jamais eu la commune de Courson-Monteloup. En 1790, un cabaretier-épicier est mentionné comme « organe en chef  du Comité révolutionnaire » et devient maire de Launay-Courson  en 1792. Mais il est impossible de savoir si ce cabaret était déjà situé à cet endroit. Des cartes postales du début du 20e siècle indique qu’ici il y avait bien un café-épicerie. Le rez-de-chaussée était coupé en deux, d’un côté le café où se retrouvaient les hommes, de l’autre l’épicerie où s’approvisionnaient les femmes.





Pompe Dragor

17 01 2013

En 1875, la municipalité décide le forage d’un puits communal sur la place publique du hameau de Monteloup.  L’ eau est atteinte à la profondeur de 18 m, ce qui est faible pour la région, où les puits atteignent plutôt 40 à 50 m. L’ installation d’une pompe à bras est prévue dès l’origine, pour faciliter la distribution d’eau.

Actuellement, c’est une pompe à chaîne, de la marque Dragor qui est en place : deux manivelles, une de chaque côté, actionnent une chaîne portant des sortes de godets qui remontent l’eau ; celle-ci s’écoule par un bec en forme de tête de lion. Sur le corps de la pompe se trouve l’inscription « Bté S.G.D.G » (breveté sans garantie du gouvernement).





Le Puits

17 01 2013
Puits de Courson

Le domaine de Courson fait partie d’un ensemble caractéristique de la vie rurale au 17e siècle : un château avec un hameau, comprenant une ferme, ses dépendances, les maisons de manouvriers regroupés autour d’une cour commune où est située le puits. La ferme  fournit le seigneur en fruits et légumes.

Le puits, de forme circulaire, est clos par un mur élevé sur les trois quarts de la circonférence et fermé par une porte de sécurité en fer. A l’origine ce puits devait être couvert d’un toit en bâtière aujourd’hui disparu. La poutre faîtière sert de support à la poulie.





Le château d’eau du 16e siècle

17 01 2013

Construit au 16esiècle, c’est le seul monument de ce type encore visible actuellement en France. On ignore la façon dont l’eau était élevée à l’époque.

C’est un bâtiment rectangulaire, édifié entièrement au-dessus du niveau du sol. A l’intérieur se trouve un réservoir circulaire en grès, formant comme une abside sur deux des murs du château d’eau. En 1860, une machine à vapeur actionnant des pompes pour « élever les eaux d’une source » est installée.

Cette machine, de « force d’un cheval et demi » a une chaudière timbrée à 5 atmosphères. Elle a été construite par Stolz, mécanicien à Paris.





Chapelle de la Vierge

17 01 2013

Une première chapelle construite en face de l’entrée du parc par Gilles Le Maître, est bénie en 1543.

En 1655, Balthazar de Fargues rebâtit la petite église paroissiale à son emplacement actuel, à partir des murs d’un pigeonnier. Cette chapelle sert d’église paroissiale jusqu’à la Révolution. Vendue comme bien national, elle est rachetée par les propriétaires de Courson à la fin du 18e siècle et redevient chapelle privée. Elle est restaurée dans les années 1820 d’après les plans d’Emmanuel-Aimé Damesme, dans un style néoclassique. Il fait construire un péristyle et la baie semi-circulaire qui le surplombe, le clocheton et remplace les tuiles de la toiture par des ardoises.

L’autel en marbre blanc est réalisé en Italie selon le modèle d’un de ceux de Sainte-Marie-Majeure.

Consacrée à nouveau, la chapelle est dédiée à la Vierge et décorée par le peintre Denuelle. La voûte en anse de panier est ornée d’Ave Maria entrelacés, et la corniche d’extraits des Litanies de la Vierge. Les fonts baptismaux sont en marbre rouge, comme les pilastres corinthiens qui ornent l’intérieur.

La chapelle a été remise en état en 1990





Le château de Courson-Monteloup

17 01 2013
Château de Courson-Monteloup

En 1550, Gilles Le Maître fait construire un manoir en brique et pierre qui comprend un corps de logis principal divisé en trois parties, et quatre pavillons. Deux ailes basses en retour et un châtelet d’entrée sont également compris dans l’enceinte des fossés. François du Tronchay fait aménager les plans d’eau de l’avant-cour, bâtit deux autres pavillons, et entreprend la construction d’une galerie qui est terminée par Balthazar de Fargues. Celui-ci rebâtit la chapelle paroissiale à proximité du château. C’est à Dupleix de Bacquencourt qu’on doit la création du « salon de galerie », un nouvel aménagement de l’aile droite et la reconstruction des remises à carrosses.

Vers 1876, Nicolas de Lamoignon de Bâville transforme complètement le manoir d’origine pour en faire un château de résidence de style classique. Les baies sont agrandies pour donner l’illusion de la transparence.

En 1820, Arrighi de Casanova fait appel au paysagiste Louis-Martin Berthault, qui aménage le parc à la mode romantique. Les communs et la chapelle sont reconstruits par l’architecte Damesme.

Le second duc de padoue, Ernest, fait redécorer l’intérieur par l’architecte Delarue et le peintre Denuelle. Dans le parc, les paysagistes D. et E. Bühler créent un lac et une grande serre pour les plantes exotiques. Actuellement, le château est toujours la propriété des descendants du duc de Padoue.

Le château se compose d’un corps de logis central unifié sous un seul comble et de deux ailes avec des pavillons à toits autonomes, dont certains datent du 16e siècle. La disposition en cascades des toitures des pavillons et des ailes proposant pas moins de cinq hauteurs différentes, est remarquable. L’avant-corps central porte un fronton triangulaire richement décoré. Les briques employées dans les parties pleines, contribuent à la décoration extérieure avec des tablettes en pierre, des feuillages et des draperies sculptés.

Dans sa galerie de peintures, le château de Courson possède une magnifique collection de près de 160 tableaux des écoles espagnoles, italiennes, flamandes, françaises etc…

Jean-Thomas Arrighi de Casanova, général d’empire, cousin de Napoléon 1er est nommé par celui-ci duc de Padoue en remerciement de sa participation à ses campagnes. Fidèle à  l’empereur, il commande, en 1812, à Girodet un grand portrait de Napoléon en costume de sacre. Ce tableau est placé dans une ancienne chambre du 17e siècle, transformée en cabinet de travail, qui contient aussi ses souvenirs personnels de général d’empire, ainsi qu’ une copie du masque mortuaire du captif de Sainte-Hélène, et les bustes de Napoléon et de sa mère.





La Mairie

17 01 2013

 

Mairie de Courson-Monteloup

La démission du maître d’école, en 1791, prouve qu’il existait une école à Launay-Courson au 18e siècle. Il est aussitôt remplacé, mais en 1794, les écoles de plusieurs communes sont regroupées : les enfants de Courson doivent aller à Vaugrigneuse. Ils y vont toujours en 1877. Ce n’est qu’en 1879 que le conseil municipal vote le principe de la construction d’une mairie-école. Les plans de l’architecte Baurienne sont acceptés en 1882. C’est Monteloup qui est choisi pour l’implantation de la mairie, on s’éloigne ainsi du seigneur du château de Courson. Les travaux sont terminés en 1884.

L’édifice, d’une architecture très sobre, et de plan rectangulaire à deux niveaux d’élévation, est de style dit républicain. La composition de la façade est symétrique, une porte, deux fenêtres par étage, un toit à quatre pentes couvert de tuiles ; la partie centrale est surmontée, au niveau du toit, d’une horloge inscrite dans un cartouche décoré de motifs végétaux, et d’un clocheton pour abriter la cloche de l’école.








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